itinéraires de délestage

02 janvier 2010

Plongée vers 2010

Deux chiffres à changer, une nouvelle année, le temps des bonnes résolutions, le Canard-Duchêne qui ne pétille déjà plus dans mon frigo, un disque rayé posé sur une tablette pleure encore maladroitement le "Petit Garçon" de Reggiani, les gouttes d'eau qui glissent à toute allure le long des carreaux de la cuisine, pressées de retourner à la terre. Dans le four, une galette cuit mêlant des odeurs de beurre d'Echiré et d'amande amère. Les fêtes s'enchaînent. De mon côté, j'ai résolument envie de m'en libérer. Lundi, avec le retour au travail et le café du matin, je reprendrai le fil de l'article inachevé esquissé à la hâte sur un coin de mon bureau. Mon appareil photo devra subir la lourde indigestion d'une carte mémoire saturée et bourrée de clichés dont quelques-uns seulement accéderont au bonheur suprême de la publication. Le chef passera faire un saut entre deux rendez-vous, en me glissant un furtif "bonne année" avant la grand-messe des "voeux officiels" gorgés d'hypocrisie et de canapés surchauffés.

 

Cette plongée vers 2010, c'est d'abord ressentir les eaux froides nées des premières sensations d'un plongeon, puis gagner le large après quelques mouvements de natation pour goûter la douceur quotidienne d'une journée normale, sans chichi, sans strass, exempte d'artifice.

 

Bonne année à ceux qui peuplent mon quotidien ordinaire. Tous mes veux à ceux que l'on laisse au coin d'une rue, d'un bord de trottoir ou d'une bouche d'égout. Ces illustres inconnus, ces ignorés de l'histoire du temps présent qui ne verront jamais leurs noms inscrits dans les livres, mais qui sont dignes d'intérêt et qui me passionnent jour après jour. Une raison de ma présence ici quelque part. Et puis tous ceux que j'aurai vite fait d'oublier en me réveillant après une longue nuit de sommeil demain matin.

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19 décembre 2009

Si Johnny m'était conté

Johnny Haliday fait partie de ces grands artistes qu'il faut respecter. Je ne suis pas fan personnellement mais je respecte sa personne et son talent. Il y a même quelques chansons que j'adore dans son répertoire.

 

A part ça, j'en ai ma claque de Johnny qui fait la Une de tous les journaux TV. Un vrai tapage médiatique qui me tape sur les nerfs. Savoir que Johnny a été plongé dans un coma artificiel pour soulager la douleur et traiter au mieux son hospitalisation n'est pas une première. Que des petits tuyaux entourent sa tête, c'est sans doute aussi normal en hôpital. Bref, on oublie que Johnny est humain et donc mortel. Il a aussi les maux du français lambda comme moi. Arrêtons cette "divination" et renonçons à allumer le feu dans tous les sens ! Gloup.


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Eighties fever

Qui n'est pas tombé un jour en zappant sur les 243 chaînes de son écran plat préféré sur une émission consacrée aux années 80? Qui n'a jamais entendu parler de Peter et Sloane ou de Jacky Quartz? La dernière compil de musique bien placée en tête de gondole des rayons de Carrefour près de chez moi propose le "meilleur des années 80". Hier, sur Gulli, j'ai failli attraper une indigestion de gloubi-goulba, devant mon petit écran (non plat je précise pour les puristes) de mon salon. A coups de Princesse Sarah et de Tom Sawyer, je me suis senti projeter à quelques années lumières en arrière. Ce n'est pourtant pas très vieux. Que ne dirait-on pas pour se rajeunir ou tout simplement rester jeune. A la lumière de mes 35 ans, ces foutues années ont bercé mon enfance et mon adolescence. Ave les années 80. Ce n'est qu'un court au revoir.


Ces bouts de puzzles sont autant de p"tits flash-back sur un passé plus ou moins lointain, clair ou confus, précis ou improbable.

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14 juin 2009

Toi, toi mon toit

Les promenades dominicales vous réservent parfois de biens drôles de surprises. La rubrique "grandeur nature" prend son envol. Au hasard de l'égarement dans les ruelles d'un p'tit coin de Marais, des nichées d'hirondelles agglutinées les unes contre les autres sous un toit offrent un spectacle singulier sous le soleil annonciateur de l'été. Le temps de pointer son regard sur le trottoir jonché de crottes, de lever les yeux vers le ciel et d'immortaliser cette scène inattendue. Le reste se passe de commentaires. Ah si...Quelques pas plus loin sur la même façade, on lit sur un panneau en plexiglace : "presbytère". Les hirondelles, de nouvelles petites bêtes à bon dieu?

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06 juin 2009

La Fête au village

Développement des Rencontres de voisinage, création de conseils de village, embellie des pique-niques de quartiers, l'idée de solidarité et de lien local prend décidément de plus en plus de sens. Le vieux chien aigri jappant jours et nuits en troublant le sommeil des habitants, la haie mitoyenne objet de mille mécontentements, l'antique servitude de passage bafouée par le nouveau voisin se retrouvent désormais battus en brêche par une nouvelle forme de sociabilité.

Oh rassurez-vous, les aigris auront encore la part belle de critiquer allègrement leurs voisins. Mais quant même, crise aidant, on se sert les coudes et on s'ouvre aux autres, même à son plus proche riverain, ennemi d'hier puis frère du jour. Finalement caricatural. J'en ai fait la belle expérience aujourd'hui même au terme d'une invitation prévenante il y a de cela quelques semaines. En fait, c'est la 4ème année que l'on assiste moi et ma femme, du jardin, au va-et-vient des glacières, des cabas de denrées alimentaires et aux sourires ultra-bright en direction du point de rendez-vous habituel des festivités.

Du coup, on a joué le jeu. On a essayé. On a apprécié.


Quelques enseignements :

-> Conclusion n°1 : le village a pris de la consistance, c'est une certitude. On voyait bien que les maisons revivaient, que les volets clos depuis des lustres s'illuminaient désormais de lumière, que la peinture fraîche envahissait les vieilles bâtisses. Sous le tivoli, on se rend mieux compte et on peut très facilement mesurer le rajeunissement de la population du p'tit hameau par le foisonnement et l'effervescence des chères têtes blondes jaillissant de tous côtés.

-> Conclusion n°2 : le soin apporté à ce rendez-vous annuel. Des tivolis bien dressées, deux grands barbecues aux charbons ardents prêts à recevoir poissons et grillades, une ambiance musicale, des tables agrémentées de compositions fleuries. Pour la petite histoire, ces fleurs ont même été cueillies dans les jardins du village, offrant ainsi une dose supplémentaire de local. A l'heure de l'apéro, on comprendra très vite que la municipalité encourage vivement ce genre de manifestations, signes de démocratie locale vivifiée.

-> Conclusion n° 3 : un bémol. On se retrouve noyés parmi des gens qui ne sont pas du village...En fait, les habitants invitent leur famille, les amis, les amis des amis, les voisins des amis...Regrettable, mais on se console comme l'on peut en pensant au prochain rendez-vous de riverains : un barbecue près du port réservé aux habitants exclusifs du village.

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27 mai 2009

Encéphalogramme plat

Mois de Mai, fais ce qu'il te plaît. Alors, je vide mon sac. Pas de bienvenue, pas de présentation. Juste quelques mots comme s'il s'agissait de l'énième billet  ayant traversé des siècles d'histoire(s).

Vendredi soir, sur les coups de 20h00, le foot pro à Niort tentera de survivre à des décennies d'existence. La peau des chamois ne vaut plus très chère. En coma profond depuis des mois pour une pléiade de raisons trop longues à lister, à expliquer (j'aurai bien l'occasion d'y revenir), la p'tite poignée de téméraires fidèles et passionnés à laquelle je m'adjoins fièrement s'accrochera au dernier souffle d'une équipe en déshérence. A moins d'un miracle conjugué sur plusieurs terrains, Niort risque de s'éteindre dans l'anonymat du stade de Pacy-sur-Eure.  Oui, dans l'(h)Eure et demie qui lui reste à disputer dans son championnat de National, l'équivalent d'une troisième division pour ceux restés scotchés aux années Giscard.

Pans entiers de ma jeunesse qui s'effritent, une histoire en voie de confiscation. Peau de chamois, peau de chagrin.

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